Abaissement non thérapeutique de la température centrale au-dessous de 35°C. Elle se développe en quelques heures à quelques jours. Toujours réanimer les patients en état de mort apparente si une hypothermie est suspectée. Il existe un risque vital pour des températures inférieures à 32°C. Ses répercussions sont multiples: diminution du débit cardiaque et de la pression artérielle, ralentissement du flux sanguin cérébral, de la consommation d'oxygène et donc du métabolisme de base, altération de la PaO2, acidose métabolique, altérations des fonctions rénales, hépatiques et endocriniennes.
COMA
Libellés : Cours Anesthésie et Réanimation 0 commentairesLe coma est un état caractérisé par la perte de la conscience et par la perte plus ou moins complète des fonctions de relation: sensibilité et motricité. Cependant, certaines fonctions végétatives (qui entretiennent la nutrition) sont relativement conservées. Cet état intermédiaire entre la vie et la mort pose au médecin de difficiles problèmes, car les techniques de réanimation et d’assistance physiologiques (ventilation artificielle, monitoring) lui donnent la possibilité de maintenir en survie très longtemps des sujets dont il ne peut sans hésitation prédire les chances de guérison. Néanmoins, des critères rigoureux autorisent une certitude de l’irréversibilité du coma (mort cérébrale).
Classification de coma : Il est classique de distinguer quatre stades où les fonctions de relations subissent des altérations de plus en plus graves:
- Stade I : Coma léger, ou vigil: dans ce cas, l’abolition de la conscience est incomplète; on dit que la perceptivité est variable. Par des excitations douloureuses (telles que pincement de régions cutanées sensibles), on peut provoquer des réactions motrices ou vocales relativement bien adaptées (réactivité rapide, adaptée). On ne note aucune perturbation végétative.
- Stade II : Coma de moyenne gravité: l’abolition de la conscience est complète et les fonctions de relation ont disparu, mais les fonctions végétatives sont peu perturbées. Cependant, la déglutition présente des perturbations du premier temps (labial), qui ne doivent pas être recherchées systématiquement pour éviter des fausses routes dangereuses, avec inhalation de liquides digestifs. La perceptivité étant nulle, la réactivité se manifeste seulement en réponse à de fortes stimulations nociceptives; elle est donc mal adaptée.
- Stade III : Coma profond : l’abolition totale de la conscience et de la vie de relation et la perturbation grave des fonctions végétatives caractérisent ce stade. La respiration rapide, superficielle, irrégulière augmente l’espace mort respiratoire et favorise, avec la chute de la base de la langue, l’augmentation du taux du CO2 sanguin, ou hypercapnie. Celle-ci est le plus souvent la cause de la libération de catécholamines qui vont accélérer le rythme cardiaque, élever la pression artérielle, favoriser secondairement la défaillance circulatoire, ou collapsus, et l’élévation thermique. Dans cette forme de coma, la réactivité aux stimuli se traduit par des réponses neurovégétatives (bouffées vasomotrices, troubles respiratoires et cardio-vasculaires, dilatation pupillaire).
Les troubles vasomoteurs viscéraux sous la dépendance de la réaction adrénosympathique et de l’hyperlactacidémie font leur apparition: œdème cérébral, pulmonaire, laryngé; hématémèse (vomissements de sang).
Des perturbations du tonus musculaire existent, avec soit une hypotonie (nuque ballante), soit une hypertonie (de décérébration) qui signe une atteinte du tronc cérébral.
Les réflexes ostéo-tendineux ont disparu et les réflexes photomoteurs sont diminués ou abolis. Les troubles de déglutition sont constants. Une fois les épisodes aigus surmontés, les troubles trophiques, qui ne manqueraient pas d’apparaître du fait de l’immobilité du malade, doivent être prévenus par la mobilisation (kinésithérapie) et par un bon équilibre nutritionnel (par voie parentérale ou par sonde naso-gastrique). - Stade IV : Mort cérébrale, ou coma dépassé : ses limites, bien connues, sont fondées sur la clinique et sur le contrôle électro-encéphalographique. La dilatation pupillaire (mydriase bilatérale) est contemporaine d’une aréactivité totale. Les troubles ventilatoires aboutissent à l’apnée, et seule la ventilation artificielle permet la survie de ces malades dont le cerveau est mort, mais dont l’appareil cardio-vasculaire fonctionne encore correctement.
Accompagnant ces signes cliniques, plusieurs électro-encéphalogrammes (E.E.G.) doivent être pratiqués pour obtenir des signes de certitude de mort cérébrale; dans ce cas, le tracé est nul, avec disparition de toutes les ondes, même lentes (ces dernières traduisant la souffrance cérébrale).
à 13:29
Les narcotiques et hypnotiques
Libellés : Cours Anesthésie et Réanimation 0 commentairesà 13:28
TOXIDERMIE
Libellés : Cours Anesthésie et Réanimation 0 commentaires- sujets polymédicamenté plus fréquent chez le sujet âgé du fait de la polymédicamentation; les réactions sévères sont le plus souvent mal tolérées sur ce terrain., infection par le VIH
- facteurs héréditaires est mal connus .
- ces réactions pourraient être associées à des anomalies du métabolisme hépatique du médicament.
- plus fréquente chez la femme
- Éruption acnéiforme: corticostéroïdes, dérivés iodés, vitamine B12, hydantoïnes, lithium, amineptine, hormones (progestatifs et androgènes)...
- Syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell: sulfamides, antifongiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, pénicilline, chlormezanone, fluoroquinolones
- Érythème noueux: œstroprogestatifs, pénicilline, sulfamides.
- Érythème pigmenté fixe: œstroprogestatifs, barbituriques, salicylés, tétracyclines, sulfamides
- Éruption lichénoïde: dérivés auriques, antipaludéens de synthèse, tétracyclines
- Photosensibilité: phénothiazines, griséofulvine, sulfamides, tétracyclines
- Vascularite: thiazidiques, dérivés auriques, sulfamides, anti-inflammatoires non stéroïdiens, tétracyclines
- Éruption maculo-papuleuse : fréquentes , macules et papules érythémateuses , souvent confluentes et symétriques , souvent prurigineuses , les paumes et les plantes peuvent être touchées. un enanthème est possible. la symptomatologie est souvent polymorphe. elles surviennent typiquement 7 à 10 jours après introduction du médicament. elles peuvent durer 1 à 2 semaines.
- Urticaire : papules œdémateuses prurigineuses fugaces , disparaissent en moins de 24 heures, remplacées par de nouvelles lésions. évolution en plusieurs poussées , peuvent être accompagnées d'un œdème des muqueuses, d'un angiœdème. peuvent engager le pronostic vital (œdème de Quincke). médiées par les IgE (hypersensibilité de type I) ou par des complexes antigène-anticorps (maladie sérique: hypersensibilité de type III). Il peut s'agir aussi d'histamino-libération non spécifique.
- Éruption acnéiforme : lésions papulo-pustuleuses , elles ne s'accompagnent pas de comédons ni de microkystes, contrairement à l'acné.
- Réactions eczématiformes : éruption papulo-microvésiculeuse prurigineuse , surtout sur les plis de flexion .
- Syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse : éruption érythémateuse généralisée, souvent infiltrée , fièvre , polyadénopathies , hépatite, néphrite interstitielle, syndrome mononucléosique .
- Érythème polymorphe et syndrome de Stevens-Johnson: éruption polymorphe , cocardes atypiques , lésions bulleuses , atteinte des muqueuses buccales, génitales et conjonctivales .
- Érythrodermie : éruption érythémato-squameuse généralisée , signes généraux (fièvre, frissons, tachycardie, altération de l'état général) .le pronostic peut être grave.
- Érythème pigmenté fixe : plaques érythémateuses uniques ou multiples bien délimitées, brunes , apparaissent peu de temps après exposition aux médicaments et réapparaissent dans le même territoire, lorsque le médicament est réintroduit. localisations muqueuses possibles (gland chez l'homme), un décollement bulleux peut être observé au centre.
- Éruptions licheniennes : papules érythémateuses violacées souvent à surface squameuse ou striée siégeant sur une face d'extension , atteinte muqueuse (buccale et génitale) possible .
- Lupus induit: plaques érythémato-squameuses siégeant sur les zones exposées au soleil
- Réaction de photosensibilité : réaction phototoxique apparaissant 24 heures après l'exposition à la lumière , érythème photo-allergique plus rare
- Vascularite: purpura vasculaire et plaques érythémateuses prédominant sur les membres inférieurs
- Éruption vésiculo-bulleuse : toxidermie bulleuse simple syndrome de Stevens-Johnson , nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) l'étendue du décollement cutané conditionne le pronostic vital.
- Éruption pustuleuse : papulose exanthématique aiguë généralisée éruption pustuleuse en nappes confluentes non folliculaires associée à une fièvre et une hyperleucocytose.
- Exanthème viral
- Réaction du greffon contre l'hôte
- L'ensemble de la pathologie cutanée
- Hémogramme: éosinophilie possible (inconstante et aspécifique). elle représente un critère de gravité si elle est élevée (>1000/mm³). hyperleucocytose avec polynucléose dans les pustuloses exanthématiques .
- Biopsie cutanée : l'histologie est souvent non spécifique , il existe une nécrose kératinocytaire est assez évocatrice de toxidermie mais non spécifique. l'aspect histologique est évocateur dans les éruptions licheniennes, l'érythème polymorphe, l'érythème pigmenté fixe, la nécrolyse épidermique toxique.
- Tests épicutanés : est controversée ils sont intéressants dans la pustulose exanthématique (reproduction de la lésion pustuleuse sur le test).
- Phototests : les photopatchtests peuvent être intéressants en cas de photosensibilité.
- Mesures générales: arrêter le plus vite possible le ou les médicaments responsables , la réintroduction est le plus souvent dangereuse et inutile. exclure définitivement les médicaments responsables. donner au patient un certificat précisant le nom du médicament responsable et le type d'accident survenu.
- Indications :
- Choc anaphylactique et œdème de Quincke: adrénaline (0,1 à 1 mg sous-cutanée) associée à un corticoïde et un anti-histaminique injectable ; mesures de réanimation (remplissage, oxygénothérapie, maintien de l'intégrité des voies aériennes).
- Éruption urticariennes: anti-histaminiques per os
- Syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell: hospitalisation en unité de soins spécialisés et traitement symptomatique par antisepsie, rééquilibration hydroélectrolytique, alimentation entérale et remplissage vasculaire
- Toxidermie eczématiforme et éruptions lichéniennes: émollients et corticoïdes locaux éventuellement
- Surveillance: En cas d'urticaire, de toxidermies bulleuses, d'érythème polymorphe ou de nécrolyse épidermique toxique, une surveillance étroite est indiquée en milieu hospitalier le plus souvent.
- Prophylaxie :
- Attention à la réintroduction du médicament supposée responsable n'est le plus souvent pas réalisable comme test diagnostic . attention aux réactions croisées entre certaines classes thérapeutiques (entre céphalosporines et pénicilline aussi entre anti-convulsivants sont possibles)
- Toujours interroger le patient sur des antécédents de réactions médicamenteuses lors de la prescription
- Éviter la prescription de médicament à l'efficacité non clairement démontrée
- Éviter la polymédicamentation
- Hépatite médicamenteuse
- Néphropathies médicamenteuses
- Insuffisance rénale
- Agranulocytose
à 13:27
Anesthésie générale
Libellés : Cours Anesthésie et Réanimation 0 commentairesà 08:49
SYNDROME CAVE SUPERIEUR
Libellés : Cours Anesthésie et Réanimation 0 commentairesSYNDROME CAVE SUPERIEUR :
Signes cliniques : Les signes sont aggravés par le décubitus.
Complications : Risque de thrombose veineuse et d'œdème cérébral , mort subite .
Évolution : Pronostic fonction de l'étiologie: 20% de survie à 1 an pour les cancers du poumon, 50% à 2 ans pour les lymphomes
à 08:48
SYNDROME DE BARTTER
Libellés : Cours Anesthésie et Réanimation 0 commentairesà 08:47
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